Harry Potter et la Chambre des Secrets – chapitre 1

Harry Potter et la Chambre des Secrets

par J. K. Rowling

 

niebieski-nowe słówka, zielony-zwroty, czerwony-gramatyka

 

UN TRÈS MAUVAIS ANNIVERSAIRE.

Ce n’était pas la première fois, qu’une dispute éclatait <éclater.(éclaté)-wybuchać,pękać> au petit déjeuner, dans la maison du 4, Privet Drive.

Monsieur Vernon Dursley <pqp> avait été réveillé à l’aube, <l’aube-brzask,świt> par un sonore qui provenait de <provenir-przychodzić, dochodzić> la chambre de son neveu <siostrzeniec> Harry.

– C’est la troisième fois cette semaine! hurlait-il. <hurler-wyć> Si tu n’es pas capable de surveiller cette chouette, <la.chouette-sowa> il faudra qu’elle <subj> s’en aille!

Harry tentait <tenter-próbować,kusić> une fois de plus, d’expliquer ce qui se passait.

– Elle s’ennuie, dit-il. Elle a l’habitude d’aller voler un peu partout. <wszędzie>

Si je pouvais au moins, <przynajmniej> la <jej> laisser sortir la nuit.

– Tu me prends pour <prendre.pour-brać.za> un imbécile, a ricané <ricaner-szydzić> l’oncle Vernon.

Un morceau de jaune <żółtko> d’œuf, a accroché <accrocher-przyczepić> dans sa grosse moustache touffue. <gęsty,krzaczasty>

– Je sais bien, ce qui arrivera, <co się zdarzy> si on laisse <jeśli.sie.pozwoli> sortir cette chouette.

Il a échangé un regard <wymienił.spojrzenia> sombre <ponury>, avec Pétunia, son épouse.

 

Harry essayait <imp> de répondre quelque chose, mais un rot <le rot-czkawka, beknięcie> bruyant et prolongé, a étouffé ses paroles. C’était Dudley, le fils des Dursley.

– Je veux encore du lard, <le lard-bekon> dit celui-ci. <tenże>

– Il y en a dans la poêle <patelnia> mon trésor <skarb> adoré, dit la tante Pétunia en tournant un regard <zwracając zwrok na> embué <embué-zamglony, zaparowany> vers son énorme fils.

Il faut qu’on te donne à manger, pendant qu’il en est encore temps. Cette cantine <stołówka> du collège ne me dit rien qui <ne me dit rien-nie kojarzy mi się> vaille.

Allons Pétunia, c’est absurde, je n’ai jamais souffert de la faim, quand moi-même j’étais au collège de Smeltings, dit l’oncle Vernon d’un ton convaincu. <przekonany>

– Tu as assez à manger là-bas n’est-ce pas fiston? <le fiston-chłopiec>

 

Dudley qui était si gras, que son derrière débordait <le derrière-tyłek déborderwystępować.z.brzegów> de chaque côté de sa chaise, avait un sourire, et s’est tourné vers Harry.

– Passe-moi la poêle, dit-il.

– Tu as oublié de prononcer le mot magique, a répliqué Harry avec mauvaise humeur. Cette simple phrase a produit <poduire-produkować, wywołać> un effet stupéfiant <stupéfier (stupéfait)-zdumiewać> sur le reste de la famille.

Dudley a poussé <pousser-pchać,wydawać> un cri étouffé, <étouffé-głuchy,stłumiony> et a tombé de sa chaise dans un grand fracas, <z wielkim hukiem> qui ébranlait <ébranler-wstrząsnąć, osłabić> toute la cuisine. Madame Dursley laissait échapper <uciekać> un petit cri, et a plaqué ses mains contre sa bouche. <plaquer(plaqué)-przykrywać,zakrywać,dać sobie spokój>

Quant à <jeśli chodzi o> Monsieur Dursley. Il se levait d’un bond, <le bond-skok,tu-zerwał się> les veines <żyły> de ses tempes <skronie> battant, <imiesłów = participe present> sous l’effet <w wyniku, pod wpływem> de la fureur. <la fureur-wściekłość, furia, szał>
– Je voulais simplement dire-s’il te plaît!
, a précisé Harry, d’un ton précipité. <precipiter-strącać,przyśpieszać, tupośpiesznie> Je ne pensais pas du tout à…

* Elle a plaqué ses mains contre sa bouche.-Zkryła usta ręką

 

– Qu’est-ce que je t’ai dit? <ci powiedziałem> tempêtait <tempêter (tempêté)-grzmieć> son oncle,

– Je ne veux pas qu’on prononce <prononcer-wymawiać> ce mot dans ma maison!

– Mais je.

– Comment as-tu pu avoir l’audace, <avoir l’audace-mieć odwagę> de menacer <grozić> Dudley!

Rugissait < rugir (rugi)-ryczeć> l’oncle Vernon, en martelant <marteler-kuć, bić młotem, bębnić> table de son poing. <le poing-pięść>

– J’ai simplement.

– Je t’avais prévenu! <uprzedzałem cię>

J’interdis, <zakazuję> qu’on fasse <subj po que> allusion à ton anormalité sous ce toit!

Harry a regardé tour à tour, <po kolei> le visage violacé <fiołkowy> de son oncle, et celui <tą> de sa tante, qui était devenue livide. <siny> Avec des gestes tremblants, <trembler-drżeć> elle s’est efforcée <s’efforcer-strać się, usiłować> d’aider Dudley à se relever. <se relever-podnieść się po upadku>

– D’accord, dit Harry. D’accord

 

L’oncle Vernon s’est rassis <p.comp-golił się>, en soufflant <gerondif> comme un rhinocéros prêt à charger, <szarżować> et surveillait <pilnować, uważać na> attentivement Harry du coin de ses petits yeux perçants. <percer (percé)-przebijać, perçant-ostry, przenikliwy>

Depuis qu’il était revenu <pqp> à la maison pour les vacances d’été, l’oncle Vernon l’avait traité <traktował go> comme une bombe, sur le point <za chwilę, na skraju> d’exploser. Harry, en effet, n’était pas un garçon normal. Pour tout dire, il était même difficile d’être aussi peu normal que lui.

Car Harry Potter, était un sorcier. Un sorcier qui venait de terminer <passe recent> sa première année d’études, au collège Poudlard, l’école de sorcellerie. <czarnoksięstwo> Et si les Dursley n’étaient pas très heureux de le revoir, pendant les vacances, leur infortune <niedola> n’était rien comparée à celle <stopniowanie-w porównaniu do tej>de Harry.

 

Poudlard lui manquait tellement, qu’il <brakowało mu = tęsknił za Hogwardem tak bardzo, że> avait l’impression de ressentir <odczuwać> en permanence, <stale, ciągle> une douleur dans le ventre. <ból w brzuchu> Le château lui manquait, <brakowało mu = tęsknił za zamkiem> avec ses passages <przejścia> secrets, ses fantômes, <duchy> ses cours, sauf peut-être celui de <tych z> Rogue, le maître des potions, <napój leczniczy-eiksir> le courrier <poczty> apporté par des hiboux, les banquets dans la Grande Salle, les nuits dans le lit à baldaquin, du dortoir <dormitorium> de la tour, les visites à Hagrid-le garde-chasse, <wielki łowczy> qui habitait une cabane <chata> en lisière de <na skraju> la forêt interdite, et surtout le Quidditch, le sport le plus populaire dans le monde des sorciers: six buts <bramka> , quatre balles volantes, quatorze joueurs évoluant <końcówka: ant = imiesłów-wykonywających ewolucje> sur des manches <trzonek, rękaw> à balai.

 

Dès que <odkąd> Harry était rentré <pqp> à la maison, l’oncle Vernon s’était empressé <pqp-zrobić coś gorliwie, postarać się> de ranger <złożyć, ułożyć, uporządkować> dans un placard sous l’escalier, ses livres de magie, ses robes de sorcier, son chaudron, <kociołek> sa baguette magique, et son balai <miotła> haut de gamme <wysokiej jakośći, profesjonalna>, un Nimbus 2000.

Peu importait aux Dursley, que le manque d’entraînement <subj> fasse perdre à Harry sa place d’attrapeur, dans l’équipe de Quidditch.

Et peu leur importait, <mało ich obchodziło> qu’il ne puisse pas faire <subj po que> ses devoirs de vacances. Les Dursley étaient, <impf> ce que les sorciers appellent des Moldus.

C’est-à-dire des gens, qui n’ont pas la moindre <stopniowanie> goutte de sang magique dans les veines. Pour eux, avoir un sorcier dans la famille, représentait une honte infamante.

 L’oncle Vernon avait exigé, <pqp> que la cage d’Hedwige, la chouette de Harry, soit <subj po que> cadenassée, <cadenasser-zamykać na kłódkę> pour lui empêcher <empêcher-powstrzymać, uniemożliwić> de porter quelque <jakieś> message, que ce soit <subj> dans le monde des sorciers.

 

Harry ne ressemblait en rien au reste de la famille. L’oncle Vernon était grand, <impf> avec une énorme moustache noire, et quasiment <quasiment-prawie> pas de cou. La tante Pétunia avait un visage chevalin <koński>, et une silhouette osseuse <kościstą>. Dudley était blond, rosé et gras comme un porc.

Harry au contraire, était petit et maigre <chudy>, avec de grands yeux verts étincelants <étincelant-błyszczący>, et des cheveux d’un noir de jais <gagat-czarny jak smoła>, qu’il n’arrivait jamais à coiffer. <nie udawało mu się nigdy uczesać>

Il portait des lunettes rondes, et une mince <wąska> cicatrice en forme d’éclair marquait <marquer-znaczyć> son front.

Cette cicatrice faisait <imp-czyniła> de Harry un être <istota, byt> exceptionnel, même pour un sorcier. Seule trace d’un passé mystérieux, ce petit éclair sur le front, lui avait valu <valoir-mieć wartość> de se retrouver sur le perron <próg> des Dursley, onze ans auparavant, <wcześniej> alors qu’il <gram> n’était encore qu’un bébé.

 

A l’âge d’un an, Harry <pgp> avait réussi à survivre au terrible maléfice, que lui <pgp> avait lancé le mage le plus redoutable de tous les temps, Lord Voldemort, dont <którego> le nom restait si effrayant, que la plupart des sorcières et sorciers, n’osaient pas le prononcer.

Les parents de Harry avaient succombé à <pgp> l’attaque de Voldemort, mais Harry avait survécu, <pgp> avec pour seul souvenir cette cicatrice en forme d’éclair.

 

Par un mystère que personne n’était jamais parvenu à éclaircir, les pouvoirs de Voldemort avaient été détruits à l’instant, même où, il avait tenté <pgp> sans succès de tuer Harry.

Ainsi, Harry avait été élevé <pgp> par la sœur de sa mère disparue, et par son mari.

Il avait passé dix ans chez les Dursley, en croyant <gerondif> ce que les Dursley lui avaient dit <powiedzieli mu> de ses parents, c’est-à-dire qu’ils s’étaient tués dans un accident de voiture, et sans jamais comprendre pourquoi, sans le vouloir, il provoquait toujours d’étranges phénomènes autour de lui.

 

Enfin, un an plus tôt exactement, <dokładnie rok później> le collège Poudlard, lui avait écrit <pqp> une lettre. La vérité lui avait alors été révélée, <révéler-odkrywać> et Harry avait pris sa place à l’école des sorciers, où lui, et sa cicatrice étaient déjà célèbres. Mais à présent, l’année scolaire était terminée, et il était revenu <pqp> passer l’été, chez les Dursley, où on avait recommencé à le traiter comme un chien, qui aurait traîné <cond. passe> dans un lieu malodorant.

Les Dursley ne se souvenaient même pas, qu’aujourd’hui était <następstwo czasów> le jour du douzième anniversaire de Harry. Bien sûr, il ne s’était pas attendu à <nie oczekiwał> des merveilles. Jamais, les Dursley ne lui avaient offert <pqp> de véritable cadeau, encore moins de gâteau, mais de là à l’oublier complètement.

 

A cet instant, l’oncle Vernon, s’éclaircit la gorge <éclaircir(éclairci)-rozjaśnić,wypogadzać> d’un air grave et dit:
– Comme vous
le savez, aujourd’hui est un jour particulièrement important. Harry <pqp> levait la tête. Il osait à peine en croire ses oreilles. <ledwo.mógł.uwierzyć.swoim.uszom>
– C’est peut-être le jour,
<w.którym> je conclurai <futur-zawrę> la plus belle affaire de ma carrière, dit l’oncle Vernon. Harry a recommencé à manger son toast. Bien sûr, <pc> a-t-il pensé avec amertume, <gorycz> oncle Vernon <imp> parlait de ce dîner idiot, qui devait avoir lieu <miał.mieć.miejsce> le soir même. <tego.wieczoru> Depuis quinze jours, il ne parlait plus que de ça.

 

Un riche promoteur <przedsiębiorca> immobilier et sa femme, <impf> devaient venir <mieli.przyjść> dîner, et l’oncle Vernon <impf> espérait décrocher une énorme commande. <zdobyć.zamówienie> L’entreprise qu’il dirigeait, <którym.kierował> fabriquait des perceuse, <wiertarka> et toute sorte d’appareils pour faire des trous. <dziura>
– Je crois
que nous <cond.present> ferions bien, de revoir <przejrzeć,sprawdzić> le programme une fois de plus <jeszcze.raz>, a dit l’oncle Vernon. Nous <futur> devrons tous être à nos postes, à huit heures précises. Pétunia, tu seras?
– Dans le salon,
<pc> a répondu aussitôt <natychmiast> la tante Pétunia. Prête à recevoir nos invités avec la distinction qui s’impose. <imposer-narzucać,nakazywać>
– Bien, très bien. Et toi Dudley?
<f.s> J’attendrai près de la porte, pour leur ouvrir dès que <jak tylko> ils <f.a.> auront sonné. Il <pc> a ajouté d’une voix fausse et maniérée.
– Puis-je me permettre de vous
débarrasser <uwolnić,usunąc> de vos manteaux, Monsieur et Madame Mason?
– Ils vont
l’adorer! s’exclamait la tante Pétunia avec ravissement. <z.zachwytem>
– Excellent Dudley
, <imp> approuvait l’oncle Vernon. Il <p.c> s‘est tourné alors <teraz> vers Harry.

 

Et toi?-Je <f.s> resterai dans ma chambre en silence, et je ferai semblant <będę.udawać> de ne pas être là, <p.c> a répondu Harry d’une voix monocorde.
– Exactement, dit l’oncle Vernon d’un ton mauvais.
Je
les conduirai <poprowadzę.ich> au salon, je te les <cod> présenterai, <ciebie.im.przedstawię> Pétunia, et je leur <coi> servirai l’apéritif. A huit heures quinze.
– J’annoncerai que le dîner est servi, dit la tante Pétunia.
– Et toi Dudley, tu diras.
– Puis-je vous accompagner jusqu’à la salle à manger, Madame Mason? dit Dudley
en offrant <gerondif> son bras grassouillet <tłusty> à une dame invisible.
– Mon parfait petit gentleman!
s’est exclamé <wykszyknęła> la tante Pétunia avec émotion.
– Et toi? dit l’oncle Vernon d’une voix méchante,
en se tournant <gerondif> vers Harry.
– Je rester
ai dans ma chambre en silence, et je ferai semblant de ne pas être là, a répondu sombrement Harry.
– Exactement. Maintenant, nous devrions préparer quelques compliments, à leur servir au cours du dîner. Une idée, Pétunia?

 

– Vernon m’a dit, <m.zależna> que vous étiez un joueur de golf exceptionnel Monsieur Mason. Où donc avez-vous trouvé cette robe si merveilleusement élégante, Madame Mason?

Parfait. Dudley?
– Je
<cond.present> pourrais dire: On avait une rédaction <wypracowanie> à faire à l’école sur notre héros préféré, Monsieur Mason, et c’est vous que j’ai choisi.
C’en
était trop à la fois, <zbyt.wiele.na.raz> pour la tante Pétunia et pour Harry. Madame Dursley <p.c-fondre-stopić> a fondu en larmes, en serrant <gerondif-ściskając> son fils contre elle, <do.siebie> tandis que Harry plongeait sous la table pour cacher son fou rire.
– Et toi, mon garçon?
Harry
<p.s> s‘est redressé <wyprostował,się> en s’efforçant <starając.się> de retrouver <odzyskać> son sérieux. <powagę>
– Je resterai dans ma chambre en silence, et je
ferai semblant de ne pas être là, dit-il.
– J’y compte bien!
a lançé l’oncle Vernon d’une voix forte.
Les Mason ne connaissent pas ton existence, et c’est très bien comme ça.

 

Lorsque <jak,gdy.tylko> nous aurons fini <futur.anerieur> de dîner, Pétunia tu retourneras dans le salon avec Madame Mason, et j’orienterai <orienter-skierować,nakierować> la conversation sur les perceuses.

Avec un peu de chance, <przy.odrobinie.szczęścia> j’aurai conclu le marché, <conclure-zawrzeć> avant le dernier journal du soir. A la même heure demain matin, nous nous occuperons d’acheter <zajmowali.kupowaniem> une villa à Majorque.
Cette idée n’avait rien d’enthousiasmant pour Harry. Les Dursley ne
seraient <cond. present> pas plus contents de le voir à Majorque, qu’à Privet Drive.
– Bien, maintenant je vais en ville chercher les vestes de smoking, pour Dudley et moi. Et toi
! a lancé-t-il à Harry, <rzucił.do.Harrego> ne t’avise pas de <nie.waż.się> déranger ta tante, pendant qu’elle fait le ménage.

Harry est sorti par la porte de derrière. Le ciel était clair, le soleil éblouissant. <olśniewający,oślepiajacy>

Il traversait <imp> la pelouse, <trawnik> s’est laissé tomber <upuscić,położyć.się> sur le banc du jardin, et  a chanté <pc.> à mi-voix, <pół-głosem>

Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, cher Harry.

 

Pas de cartes de vœux, <kartki.z.życzeniami> pas de cadeaux, et en plus, il fallait qu’il passe <subjonctif> la soirée, à faire semblant <udając> de ne pas exister. Il a contemplé <contempler-wpatrywać.się> la haie <żywopłot> d’un air abattu. <przygnębiony,załamany> Jamais il ne s’était senti <pqp> aussi seul.

Ce qui manquait le plus à Harry, c’était ses amis de Poudlard, Ron Weasley et Hermione Granger. Ils lui manquaient plus <brakowało.mu.ich.bardziej> que tout le reste, plus encore que <bardziej.jeszcze.niż> les matches de Quidditch. Mais lui ne semblait pas leur manquer du tout. Ni l’un ni l’autre <ani.jedno.ani.drugie> ne lui avait écrit, bien que <chociaż> Ron, lui a promis de l’inviter <zaprosić.go> à passer <do.spędzenia> quelques jours chez lui.

Très souvent, Harry avait songé à ouvrir la cage d’Hedwige, en se servant d’une formule magique, pour l’envoyer <ją.wysłać> porter une lettre à Ron,et à Hermione. Mais le risque était trop grand. Les sorciers débutants, <pqp> n’avaient pas le droit de recourir à <uciec.się.do> la magie,en dehors <poza> du territoire de l’école, mais Harry n’en <o.tym.nie.nic.powiedział> avait rien dit aux Dursley.

Seule la terreur d’être changés en scarabées, les <ich> retenait <powstrzymywać> de l’enfermer lui aussi, sous l’escalier dans le placard, où étaient rangés sa baguette magique, et son balai. Les quinze derniers jours, Harry s’était amusé à marmonner <mamrotać> des mots sans suite, <bez.związku> en regardant <gerondif-obserwując> Dudley s’enfuir, aussi vite que <stopniowanie> pouvaient le porter ses grosses jambes dodues. <tłuste>

 

Mais le long silence de Ron et d’Hermione, l’avait <go> tellement coupé <couper.de-odciąć.od> du monde de la magie,qu’il en avait même perdu le goût,<perdre.le.goûtstracić.ochotę> de faire des farces à <nabijać.się.z> Dudley. Et pour couronner <ukoronować> le tout, Ron et Hermione avaient même oublié son anniversaire. Que n’aurait-il pas donné <cond.passe-nie.dałby> en cet instant, pour recevoir un message de Poudlard? De n’importe qui mage ou sorcière. Il  aurait même été content, <cond.passe-byłby.zadowolony> de revoir son vieil ennemi Drago Malefoy, simplement pour s’assurer, que tout ce qu’il avait vécu n’était pas un rêve. Non que <nie.żeby> l’année passée à Poudlard, <subjonctif> ait été d’un bout à l’autre <od.początku.do.końca> une partie de plaisir.

 

A la fin du dernier trimestre, Harry s’était retrouvé <znalazł.się> face à face avec Lord Voldemort en personne. Et même si <i.nawet.jeśli> Voldemort n’était plus que <nie.był.niczym.więcej.niż> l’ombre délabrée <zrujnowany,zniszczony> de lui-même, <jego.samego> il s’était montré <wydawał.się> toujours aussi terrifiant, aussi retors, <podstępny.chytry> aussi déterminé à retrouver son pouvoir.

Pour la deuxième fois de son existence, Harry avait échappé <uszedł> à ses griffes, et même maintenant, des semaines plus tard, <tygodnie.później> il lui arrivait <zdarzało.mu.się> encore de se réveiller au milieu de la nuit, ruisselant <ociekający> de sueur <pot> froide, et se demandant, où se trouvait Voldemort à présent, hanté <nawiedzany> par son visage livide <siny> et ses yeux démesurés <ogromne> où brillait une lueur <błysk> démente. <szaleńczy.wariacki>

 

Harry s’est redressé soudain sur son banc. Il regardait la haie,<ogrodzenie.żywopłot> d’un air absent, <z.obojetnością,nieprzytomnie> et il s’est aperçu, que la haie le <go> regardait aussi. Deux énormes yeux verts venaient d’apparaître, <pojawiły.się> au milieu du feuillage. <listowie> Harry s’est levé d’un bond. <podskok> Au même moment, une voix moqueuse <kpiący> a retenu <retenir-rozlegać.się> à l’autre bout <koniec> du jardin.

 

– Je sais quel jour on est, chantonna Dudley qui s’avançait vers lui en se dandinant. Les énormes yeux sont disparu aussitôt.

– Quoi? dit Harry, sans cesser de fixer la haie.
– Je sais quel jour on est, répétait Dudley, en s’arrêtant devant lui.
– Bravo, tu as enfin réussi à apprendre les jours de la semaine, a répliqué Harry.
– Aujourd’hui, c’est ton anniversaire, a lancé Dudley d’un ton méprisant.
Comment ça se fait, que tu n’avais reçu aucune carte?

Tu n’as pas d’amis dans ton école de zigotos?
– Il vaudrait mieux, que ta mère ne t’entende pas parler de mon école, a dit froidement Harry.
Dudley a remonté son pantalon qui glissait sur son gros derrière.
– Pourquoi tu regardes la haie? demanda-t-il d’un air soupçonneux.
– Je suis en train de me demander quelle serait la meilleure formule magique pour y mettre le feu, répondit Harry.

 

cesser (cessé)-przestać, skończyć cesser de faire-przestać coś robić sans cesse-bez przerwy mépriser (meprisé)-gardzić la méprise-pogarda méprisant-pogardliwy remonter (remonté)-podnosić się, podciągać, składać na nowo glisser (glissé)-ślizgać wsunąć, ześlizgnąć, zsunąć se glisser-ślizgać się wśliznąć się soupçonner (soupçonné)-podejrzewać la soupçon-podejrzenie le soupçonnable-podejrzany soupçonneux-podejrzliwy;

Dudley est reculé en trébuchant, son visage gras, déformé par la terreur.
– Tu. Tu n’as pas le droit. Papa t’a dit que tu ne devais pas faire de magie.
Sinon, il te
chassera de la maison, et tu ne sauras pas où aller. Tu n’as aucun ami pour s’occuper de toi.
– Abracadabra! dit Harry d’une voix féroce. Hic hoc, trousse-mousse et bave de crapaud.
– MAMAAAAAN! hurla Dudley en se précipitant vers la maison d’un pas titubant. MAMAAAAAN! Il fait tu sais quoi!

reculer (reculé)-cofnąć się le reculement-cofanie się reculé-cofnięty trébucher (trébuché)-potykać, potykać się le trébuchement-potknięcie chasser (chassé)-wypędzać, polować la férocité-drapieżność, okrucieństwo féroce-okrutny férocement-okrutnie;

 


Dudley natychmiast odskoczył, a na jego twarzy pojawiło się przerażenie.
– Nie w-wolno ci. Tata ci powiedział, że nie wolno ci robić żadnych czarów. bo cię wyrzuci z d-domu. a nie masz dokąd pójść. nie masz żadnych przyjaciół, nikogo.
– Abrakadabra!-krzyknął Harry.-Hokus-pokus, smenty-rymenty.
– MAAAAAAMO!-zawył Dudley, biegnąc w stronę domu i potykając się o własne nogi.-MAAAAMO! On to znowu robi!
 
 
Sa farce coûtait cher à Harry. Comme ni la haie, ni Dudley n’avaient subi de dommage, la tante Pétunia savait qu’il n’avait pas véritablement usé de magie, mais il a évité de justesse, la poêle couverte de mousse, qu’elle tenait à la main et qu’elle a essayé de lui abattre sur la tête. Elle lui donna alors du travail à faire, en lui promettant qu’il n’aurait rien à manger tant qu’il n’aurait pas terminé.
la farce-nadzienie, kawał faire des farces-robic kawały subir (subi)-ponieść, ponosić, poddać się czemuś subi-poniesiony subir de dommage-ponieść szkodę;
la justesse-słuszność, celność, dokładność de justesse-zaledwie la mousse-mech, krem, piana mousse-tępy, nieostry
Harry drogo zapłacił za ten dowcip. Ponieważ ani Dudley, ani żywopłot nie ucierpiał, ciotka Petunia wiedziała, że nie użył żadnych czarów, ale i tak ledwo zdołał uniknąć ciosu w głowę mokrą patelnią. Potem wymieniła z tuzin zadań do wykonania i oświadczyła, że nie dostanie nic do zjedzenia, dopóki tego wszystkiego nie zrobi.
 
 
Sous le regard de Dudley, qui se dandinait autour de lui, en léchant des glaces, Harry a du nettoyer les carreaux, laver la voiture, tondre la pelouse, tailler et arroser les rosiers, et les massifs de fleurs, et repeindre le banc. Le soleil brûlant lui tapait sur la nuque. Harry savait qu’il n’aurait pas dû répondre à la provocation de Dudley, mais celui-ci avait touché juste en devinant ses pensées. Peut-être n’avait-il aucun ami à Poudlard.
lécher (léché)-lizać, muskać léché-polizany, wylizany, wymuskany le carreau-kwadracik, płytka tondre (tondu)-strzyc, przycinać tondu-ostrzyżony la tondaison-strzyżenie, koszenie la tondeuse-kosiarka tondre le gazon / la pelouse-kosić trawnik / trawę tailler (taillé)-ciąć, kroić, przycinać, obrabiać le tailleur-krawiec le taille-krój, rozmiar, figura, miara taillé-skrojony, dobrze zbudowany;
le massif-krzak, masyw le nuque-kark brûler (brûlé)-parzyć, oparzyć, piec se brûler-oparzyć się brûlé-spalony, przypalony brûlant-palący deviner (deviné)-zgadywać, domyślać się, odgadnąć
Podczas gdy Dudley la devinette krążył w pobliżu, zajadając lody, Harry umył okna, wypucował samochód, przystrzygł trawnik, opielił grządki kwiatów, przyciął i podlał róże i pomalował ogrodową ławkę. Słońce grzało mocno, paląc go w plecy. Wiedział, że nie powinien dać się sprowokować Dudleyowi, ale Dudley wypowiedział na głos to, o czym Harry sam myślał. Może naprawdę nie ma żadnych przyjaciół?
 
 
– S’ils voyaient le célèbre Harry Potter en ce moment, pensa-t-il amèrement, tandis qu’il répandait de l’engrais, sur les massifs de fleurs, le dos douloureux, le visage ruisselant de sueur.
Il était sept heures et demie du soir, lorsque épuisé, il entendit enfin la voix de la tante Pétunia qui l’appelait.
– Viens là!
Et fais attention, marche bien sur les journaux! Harry s’est réfugié avec soulagement, dans l’ombre de la cuisine étincelante. Sur le réfrigérateur était posé le gâteau, qui devait être servi au dessert: une véritable montagne de crème fouettée. Un gigot cuisait au four dans un grésillement prometteur.
ruisseler-ociekać le ruisselet-strumyk le ruisseau-rynsztok ruissellement-ociekający épuiser (épuiser)-wyczerpywać l’épuisement (m)-wyczerpanie épuisant-wyczerpujący, épuisé-wyczerpany
étinceler-błyszczeć étincelant-błyszczący soulager-ulżyć, złagodzić le soulagement-ulga, pociecha répandre (répandu)-rozprzestrzeniać, rozlewać, rozdawać, rozrzucać répandu-rozpowszechniony;
l’engrais (m)-nawóz réfugier (réfugié)-chronić, schronić, uciekać se réfugier-chronić się, uciekać le réfugié-uchodźca le refuge-schronienie, azyl, ucieczka fouetter (fouetté)-chłostać le fouet-bat, bicz fouetté-chłostany
Chciałbym, żeby teraz zobaczyli słynnego Harry’ego Pottera, pomyślał z goryczą, rozpryskując sztuczny nawóz na grządki.
Plecy go bolały, a pot ściekał mu strumieniami po twarzy. Było pół do ósmej, kiedy w końcu usłyszał głos ciotki Petunii.-Do domu! Tylko uważaj, idź po gazetach! Harry poczuł ulgę, gdy znalazł się w chłodnej kuchni. Na lodówce stała już wielka misa leguminy z masą bitej śmietany i kandyzowanymi fiołkami na wierzchu, w piekarniku skwierczała pieczeń wieprzowa.
 
 
– Dépêche-toi de manger. Les Mason ne vont pas tarder, a dit, sèchement la tante Pétunia en montrant les deux tranches de pain, et le morceau de fromage sur la table de la cuisine.
Elle avait déjà mis sa robe longue couleur saumon. Harry s’est lavé les mains, et a avalé son pitoyable dîner. Dès qu’il avait terminé, la tante Pétunia s’empressa d’ôter son assiette.
– Allez, dans ta chambre! Et vite! ordonna-t-elle.
Lorsqu’il passait devant la porte du salon, Harry a aperçu l’oncle Vernon et Dudley, vêtus de vestes de smoking, avec des nœuds papillon.
Il avait tout juste, posé le pied sur le palier du premier étage, lorsque la sonnerie de la porte d’entrée avait retenti.
Le visage furieux de l’oncle Vernon est apparu alors au bas de l’escalier.
la pitie-żałość, litość avoir pitie-mieć litość, litować się piteux-nędzny, żałosny pitoyable-żałosny, marny pitoyablement-żałośnie ôter (ôté)-zabierać, pozbawiać, ściągnąć *ôté-oprócz, wyjąwszy
des que-jak tylko le palier-podest łożysko sonner (sonné)-dzwonić le sonneur-dzwonnik la sonnerie-dzwonienie
Jedz szybko!
Masonowie wkrótce tu będą!-warknęła ciotka Petunia, wskazując na dwa kawałki chleba i grudkę sera na kuchennym stole. Miała już na sobie łososiową suknię koktajlową. Harry umył ręce i zjadł swoją nędzną kolację. Źuł jeszcze ostatni kęs chleba, gdy ciotka Petunia zabrała mu talerz sprzed nosa.-Na górę! Przechodząc obok drzwi do salonu, Harry zobaczył wuja Vernona i Dudleya w smokingach, białych koszulach i muszkach. Był już na górze, kiedy rozległ się dzwonek, a u stóp schodów pojawiła się czerwona ze złości twarz wuja Vernona.
 
 
– Souviens-toi, mon garçon. Un seul bruit et… Harry est rejoint sa chambre sur la pointe des pieds, s’est glisse à l’intérieur, referma la porte et s’est dirigé vers son lit, pour s’y laisser tomber. L’ennui, c’est que quelqu’un y était déjà assis.
l’ennui-nuda, kłopot, zmartwienie
Harry wszedł na palcach do swojej sypialni, zamknął drzwi i odwrócił się, żeby rzucić się na łóżko. Kłopot w tym, że na łóżku ktoś już siedział.